Newsletter d'octobre 2009
ENTRER ET SORTIR
Editorial n°33 – Octobre 2009
Dans la
newsletter précédente , nous avons entrevus les différentes sortes de portes et nous avons été amené à ouvrir la porte aux Rois des rois en suivant Jésus afin d'être introduis dans la salle du trône et recevoir du Roi ses révélations. Nous avons vu aussi qu'il nous fallait ouvrir les bonnes portes et fermer la porte à l'ennemi. Nous allons maintenant mieux étudier un des rôle de l'intercesseur :
celui de garder et de protéger les portes. A vos postes !
APPRENDRE A DISCERNER
« Ouvrez les portes, Laissez entrer la nation juste et fidèle. » (Isaïe 26,2 )
L'intercesseur doit apprendre à discerner ce qui doit entrer ou ne pas entrer dans « sa maison » ou le lieu qu'il doit garder. Il doit discerner si l'ennemi a pénétré dans ses remparts, sa ville, sa maison... et le maintenir dehors.
- Entrer ou ne pas entrer
La porte est un lieu d'entrée et de sortie. Il y passe beaucoup de monde et beaucoup de choses. Comme nous l'avons vu
précédemment, la porte est un lieu de commerce, de justice ( 2 Samuel 19,8), de spiritualité (2 Chroniques 18,9). C'est aussi une entrée et une sortie pour accéder à la ville ( 2 Roi 11,6). L'intercesseur ou le portier a donc un rôle très important au niveau des portes : il peut laisser entrer la justice ou l'injustice (le mystère de l'iniquité peut alors œuvrer librement) Il peut laisser entrer un commerce juste ou un commerce
« d'argent sale ». Et il peut laisser entrer toute sorte de spiritualité bonne ou mauvaise (spiritisme, occultisme...) Tout cela peut déstabiliser et détruire l'œuvre de Dieu si Jésus, le seul sauveur, n'est pas maître des lieux. A nous d'être vigilants et d'apprendre à discerner ce qui doit rentrer et ce qui doit rester à la porte.
« Ainsi m’a parlé l'Éternel : Va, et tiens–toi à la porte des enfants du peuple, par laquelle entrent et sortent les rois de Juda, et à toutes les portes de Jérusalem. » (Jérémie 17,19)
C'est donc le portier qui va décider de ce qui rentre et de ce qui sort.
Son rôle et son discernement sont alors déterminants car il peut faire rentrer un ennemi s'il n'est pas vigilant aux entrées et aux sorties ou s'il a déserté son poste. Si le Seigneur lui demande de ne pas faire entrer telle personne ou de faire telle action, il doit obéir et agir. Sa responsabilité est grande.
« Mais si vous n’écoutez pas quand je vous ordonne de sanctifier le jour du sabbat, de ne porter aucun fardeau, de ne point en introduire par les portes de Jérusalem le jour du sabbat, alors j’allumerai un feu aux portes de la ville, et il dévorera les palais de Jérusalem et ne s’éteindra point. » (Jérémie 17,27)
Oui
« Heureux l’homme qui m’écoute, qui veille chaque jour à mes portes, et qui en garde les poteaux ! Car celui qui me trouve a trouvé la vie, et il obtient la faveur de l'Éternel. Mais celui qui pèche contre moi nuit à son âme ; tous ceux qui me haïssent aiment la mort. » (Proverbes 8,34-36)
Le portier doit être fidèle à son poste. S'il abandonne son poste, l'ennemi viendra piller sa maison, sa nation, sa famille... il perdra son territoire et son poste.
« Tu diras : Je monterai contre un pays ouvert, je fondrai sur des hommes tranquilles, en sécurité dans leurs demeures, tous dans des habitations sans murailles, et n’ayant ni verrous ni portes ; j’irai faire du butin et me livrer au pillage, porter la main sur des ruines maintenant habitées, sur un peuple recueilli du milieu des nations, ayant des troupeaux et des propriétés, et occupant les lieux élevés du pays. » (Ézéchiel 38,11-12)
Sa vue est très importante : Il doit scruter chaque personne, chaque chose, chaque « atmosphère » pour ne rien laisser passer. Il doit s'attacher aux commandements de Dieu, s'attacher à Jésus afin de connaître sa voix et lui obéir.
« Ses portes sont enfoncées dans la terre ; il en a détruit, rompu les barres. Son roi et ses chefs sont parmi les nations ; il n’y a plus de loi. Même les prophètes ne reçoivent aucune vision de l’Eternel. » (Lamentations 2,9)
Il doit aussi se purifier de tout péché, de tout jugement, de tout orgueil ou jalousie afin que ses yeux ne soient pas aveuglés par son péché et que l'ennemi ne profite de cet aveuglement pour pénétrer sur le territoire.
« Les rois de la terre n’auraient pas cru, aucun des habitants du monde n’aurait cru que l’adversaire, que l’ennemi entrerait dans les portes de Jérusalem. Voilà le fruit des péchés de ses prophètes, des iniquités de ses sacrificateurs, qui ont répandu dans son sein Le sang des justes ! » (Lamentations 4,12-13)
« Il avait choisi de nouveaux dieux : alors la guerre était aux portes ; on ne voyait ni bouclier ni lance chez quarante milliers en Israël. » (Juges 5,8)
« Je ne mettrai rien de mauvais devant mes yeux ; je hais la conduite des pécheurs ; elle ne s’attachera point à moi. » (Psaumes 101,3) C'est un style de vie : le portier doit savoir ce qui juste et ne l'est pas, ce qui est de Dieu et ne l'est pas. Il doit donc se nourrir de la parole de Dieu, de la connaissance de Dieu pour apprendre à écouter sa voix et à reconnaître son caractère. Il doit aussi abandonner et renoncer à tout ce qui n'est pas de Dieu.
Revenons à la Genèse pour comprendre comment l'ennemi a commencé à s'infiltrer...
- Mettre le serpent dehors
L'intercesseur ou le portier est donc celui qui garde des portes : l'entrée de sa maison, de son église, de sa ville, de sa nation... Il est appelé à garder et à protéger les portes, en veillant sur les entrées et les sorties.
C’est ce qu’Adam était appelé à faire dans le jardin d’Eden.
« L'Éternel Dieu prit l’homme et le plaça dans le jardin d’Eden pour le cultiver et le garder » (Genèse 2,15) Mais pourquoi devait-il garder le jardin ? De quoi ou de qui devait-il le garder ? Plus loin, la bible nous parle du serpent, l'animal
« le plus rusé de tout les animaux » (Genèse 3,1) Ce dernier mettra le trouble et le doute en disant à la femme
« Dieu a–t–il réellement dit : Vous ne mangerez pas de tous les arbres du jardin ? » (Genèse 3,1). Par le mensonge et la séduction, il détruira les frontières et les limites établies par Dieu qui avait dit à Adam
« L'Éternel Dieu donna ce commandement à l’homme : Tu pourras manger de tous les arbres du jardin, mais tu ne mangeras pas de l’arbre de la connaissance du bien et du mal, car le jour où tu en mangeras, tu mourras. » (Genèse 2,16-17) en disant
« Vous ne mourrez point ; mais Dieu sait que, le jour où vous en mangerez, vos yeux s’ouvriront, et que vous serez comme des dieux, connaissant le bien et le mal. » (Genèse 3,4-5)
Adam devait donc garder le jardin des ruses, mensonges et séductions du serpent. Mais il a manqué de vigilance et le serpent a été plus rusé que lui. Ce dernier a usé de moyens pour trouver la brèche par laquelle rentrer : il a séduit par son langage, il a réussi à détourner l'homme et la femme de Dieu, il a éloigné l'homme de son poste. En quelque sorte, il a réussi à forcer la porte et à rentrer !
Pourtant Adam avait été averti par Dieu par le commandement qu'il lui avait donné (Genèse 2,16-17). Et un positionnement lui avait été attribuée : celui de garder le jardin. (Genèse 2,15) Le serpent, par ruse, avait pénétré le jardin. Ni l'homme, ni sa femme ne semblent choquer de lui parler et de l'entendre leur parler... Le serpent avait donc déjà réussi à s'introduire dans leur vie et à leur parler. Adam avait donc quitté son poste : il devait garder non seulement le jardin d'Eden mais aussi son propre jardin (qu'il est lui-même, lui qui est fait de terre). Il avait aussi ce devoir de transmettre à sa femme le commandement de Dieu et de la protéger afin qu'elle ne tombe pas dans le piège du serpent. Le rôle d'Adam était donc de maintenir le serpent hors du jardin !
Une des responsabilités de l'intercesseur ou du portier est certes de garder la porte mais aussi de mettre et de
maintenir le serpent dehors . Défendez et protégez ce que le Seigneur vous a confié, maintenez le serpent hors de votre maison, de votre vie, de votre famille, de votre travail, de votre ville, de votre nation...
« Si l'Éternel ne bâtit la maison, ceux qui la bâtissent travaillent en vain ; si l'Éternel ne garde la ville, celui qui la garde veille en vain. » (Psaume 127,1)
L'intercesseur ou le portier a donc ce rôle de garder ou de protéger des choses, des personnes, des endroits, des villes. Il a ce discernement pour savoir qui ou quoi rentre ou sort de sa maison, de sa ville. Il a le rôle de maintient le serpent dehors. Mais il doit être aussi un vaillant guerrier, bien armé, pour garder les portes.
LE PORTIER
L'intercesseur qui se tient aux portes doit être vaillant et fort car il doit garder les portes et le territoire qu'il occupe.
« Vaillant guerrier, ceins ton épée, ta parure et ta gloire, oui, ta gloire ! Sois vainqueur, monte sur ton char, défends la vérité, la douceur et la justice, et que ta droite se signale par de merveilleux exploits ! » (Psaumes 45,3-4)
- Être un vaillant portier, bien armé :
« Il plaça les portiers aux portes de la maison de l'Éternel, afin qu’il n’entrât aucune personne souillée de quelque manière que ce fût. » (2 Chroniques 23,19)
« Un esprit de justice pour celui qui est assis au siège de la justice, et une force pour ceux qui repoussent l’ennemi jusqu’à ses portes. » (Isaïe 28,6)
Le portier doit être une personne vaillante et forte car il combat directement l'ennemi, il est face à l'ennemi et il doit le repousser, le faire sortir et l'empêcher de rentrer. Si ses émotions ou sentiments (rejet, abandon, blessure profonde) prennent le dessus et ne sont pas guéris ou en voie de guérison, l'ennemi n'aura pas de mal par sa ruse et ses mensonges, à rentrer. Il doit se fortifier intérieurement et s'attacher au Seigneur lui
« L'Éternel, le fort, le vaillant, le vaillant des combats » (Psaumes 24,8)
Il doit être intègre, honnête et juste. Il doit faire le choix de marcher toujours en la présence du Seigneur et de suivre ses chemins et ses instructions. Il doit se revêtir de l'armure de Dieu (Ephésiens 6,10-17), de la joie de l'Éternel qui sera sa force (Néhémie 8,10) et du manteau de l'humilité pour ne s'attacher qu'à Jésus seul. Il doit constamment être sur ses gardes afin de déjouer les plans de l'ennemi et le repousser hors des frontières.
« Vous donc, bien–aimés, qui êtes avertis, mettez–vous sur vos gardes, de peur qu’entraînés par l’égarement des impies, vous ne veniez à déchoir de votre fermeté. Mais croissez dans la grâce et dans la connaissance de notre Seigneur et Sauveur Jésus–Christ »(2 Pierre 3,17-18)
Il doit avoir, comme nous l'avons vu, une vue perçante, comme l'aigle, afin de voir les plans de l'ennemi et les déjouer rapidement pour éviter toute invasion. Il doit apprendre à discerner et à reconnaître les choses ou les personnes que le Seigneur lui fait voir. Il doit comprendre la signification de ce qu'il voit ou entend afin d'agir en conséquence. Ce qu'il voit ou perçoit d'un point de vue spirituel est clair et lui permet d'agir rapidement, sans hésitation ni doute.
Le portier reçoit cette position, il ne la choisit pas de lui-même : le Seigneur lui révèlera cette position et celle-ci sera confirmée par celui qui mène le groupe ou par un responsable.
« Ils étaient en tout deux cent douze, choisis pour portiers des seuils, et enregistrés dans les généalogies d’après leurs villages ; David et Samuel le voyant les avaient établis dans leurs fonctions. » (1 Chronique 9,22)
« Je leur dis : Les portes de Jérusalem ne s’ouvriront pas avant que la chaleur du soleil soit venue, et l’on fermera les battants aux verrous en votre présence ; les habitants de Jérusalem feront la garde, chacun à son poste devant sa maison. » (Néhémie 7,3)
Prendre une place de portier sans y avoir été invité ni positionné peut être dangereux autant pour le portier que pour les autres. « Car nous n’avons pas à lutter contre la chair et le sang, mais contre les dominations, contre les autorités, contre les princes de ce monde de ténèbres, contre les esprits méchants dans les lieux célestes. » (Ephésiens 6,12) Ceci n'est pas un jeu ou un souhait de notre part de prendre cette position car il en va de notre vie et de celles des autres.
Le portier reçoit une responsabilité et un ordre de la part du Seigneur : celle de garder les portes et de refouler l'ennemi. Si le portier ne tient pas sa porte ou n'a pas la carrure pour cela, l'ennemi pénétrera sur le territoire et en prendra possession. Il doit être un vaillant guerrier, mais il doit savoir aussi reconstruire portes et murailles ainsi que connaître ses propres failles ou les failles du lieu qu'il garde.
- Connaître le territoire
« Je leur dis alors : Vous voyez le malheureux état où nous sommes ! Jérusalem est détruite, et ses portes sont consumées par le feu ! Venez, rebâtissons la muraille de Jérusalem, et nous ne serons plus dans l’opprobre. » (Néhémie 2,17 )
Si une ville n'a plus ni portes, ni murailles elle est en danger. L'ennemi peut s'infiltrer partout, reprendre le territoire, semer la confusion et la division, fausser les pensées et les doctrines, ruser par le mensonge et la séduction afin d'attirer à lui des personnes, des territoires... et se les approprier.
Le portier doit donc vérifier si les murs et les portes sont en bon état. Il doit se fortifier lui-même et consolider ses portes. Il doit apprendre à reconnaître si son territoire est bien gardé, il doit donc connaître son territoire : portes, murailles, maisons, habitants... mais aussi les intercesseurs, les sentinelles, les responsables et autres ministères qui y habitent... ainsi que les ennemis qui rôdent. Et il doit avoir une intimité avec le Seigneur afin d'entendre sa voix et ses instructions et les mettre en pratique.
« Élevez une bannière contre les murs de Babylone ! Fortifiez les postes, placez des gardes, dressez des embuscades ! Car l'Éternel a pris une résolution, et il exécute ce qu’il a prononcé contre les habitants de Babylone. » (Jérémie 51,12)
« Vous n’êtes pas montés devant les brèches, vous n’avez pas entouré d’un mur la maison d’Israël, pour demeurer fermes dans le combat, au jour de l'Éternel. Leurs visions sont vaines, et leurs oracles menteurs ; ils disent : L'Éternel a dit ! Et l'Éternel ne les a point envoyés ; et ils font espérer que leur parole s’accomplira. » (Ézéchiel 13,5-6)
Une ville, une maison (et même nous-même) ont leurs propres failles et nous devons les connaître afin d'éviter à l'ennemi de s'infiltrer. Si nous refusons de nous connaître nous-même ou si nous fuyons qui nous sommes, alors nous sommes à la merci de l'ennemi. Celui-ci ne dort ni ne se repose et il sera toujours à l'affût pour rechercher la moindre faille. Lorsque le portier connaît les failles, il devra constamment les garder, car elles restent fragiles et l'ennemi le sait.
«Les gardes virent un homme qui sortait de la ville, et ils lui dirent : Montre–nous par où nous pourrons entrer dans la ville, et nous te ferons grâce. Il leur montra par où ils pourraient entrer dans la ville. Et ils frappèrent la ville du tranchant de l’épée ; mais ils laissèrent aller cet homme et toute sa famille. » (Juges 1,24-25)
L'ennemi connaît bien nos brèches, nos failles, nos faiblesses. Il sait comment les affaiblir et comment les pénétrer. A nous d'être vigilants, de reconstruire portes et murailles et de monter la garde. A nous de fortifier les postes et de nous fortifier nous-même pour être vigilants à notre porte et la protéger. Dès que nous voyons une brèche, nous devons nous y précipiter pour la combler et la garder. Nous devons la prendre d'assaut et nous y installer pour fermer cette brèche. Le portier est sur le qui-vive en permanence.
« Je n’avais pas encore posé les battants des portes, lorsque Sanballat, Tobija, Guéschem, l’Arabe, et nos autres ennemis apprirent que j’avais rebâti la muraille et qu’il n’y restait plus de brèche. » (Néhémie 6,1)
L'intercesseur ou le portier a donc ce rôle de garder ou de protéger des choses, des personnes, des endroits, des villes… en construisant des murs ou des frontières de protection contre les attaques et en maintenant le serpent dehors. Il a ce discernement pour savoir qui ou quoi rentre ou sort de sa maison, de sa ville, et il voit ce que les autres ne voient pas ! Il est vaillant et fort, toujours sur ses gardes et en état d’alerte. Il connaît son territoire et est toujours à l'affût de brèches dans ses portes ou ses murailles afin de les fermer et éviter que l'ennemi ne s'y infiltre.
Laissez-vous donc interpeller par le Seigneur si celui-ci vous appelle à une porte particulière. Ne la recherchez pas, le Seigneur connaît ses portiers et le temps où il doit les positionner !
CONCLUSION
« Heureux ceux qui lavent leurs robes, afin d’avoir droit à l’arbre de vie, et d’entrer par les portes dans la ville ! Dehors les chiens, les enchanteurs, les impudiques, les meurtriers, les idolâtres, et quiconque aime et pratique le mensonge ! » (Apocalypse 22,14-15)
Que nous recevions chacun et chacune cette force en Jésus et dans l'Esprit pour mettre hors de nos murs, de nos églises, de notre nation tous ceux qui commettent le mal et choisissent de refuser de reconnaître Jésus comme leur seul Seigneur et Sauveur !
Seigneur apprend nous à prendre le positionnement que tu nous donnes et à le garder ! Apprend-nous à discerner ce qui est bon et ne l'est pas, ce qui doit être mis hors de nos murs et ce qui doit y rentrer !
Les responsables